Jeudi ça Jeudi rien n°25

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N’ayant aucune prétention journalistique, artistique, politique ou autre, je ne viens ici vous occuper les yeux et l’esprit rien que pour casser un peu la routine qui s’installe de plus en plus dans ma vie de quadragénaire célibataire sans enfants à ma connaissance, mais aussi, histoire de joindre l’utile à l’agréable, pour me payer quelques bières en extra contre ces quelques mots.

Je peux donc sans rancune consacrer cette chronique à la presse écrite en péril dans ce petit pays que j’aime beaucoup sans que l’on vienne me dire que j’ose critiquer mes collègues ou quoi que ce soit de ce genre, car, moi-même je déteste que l’on vienne cracher dans la soupe, mais bon comme je ne la bois pas, je vais quand même me lâcher un peu.

Tout d’abord je pense que, de nos jours, je dois figurer parmi les derniers rares lecteurs assidus du quotidien mythique dont je tairais le nom pour éviter de lui faire de la pub et aussi pour m’éviter une consultation chez mon avocat. Ce grand quotidien, disais-je, qui avec tout le respect que je ne dois en aucun cas aux responsables de ce torchon, sombre de jour en jour vers les catacombes tant il se vide de contenu intéressant se replissant de fautes de syntaxe et d’insertions publicitaires bas de gamme.

La question qui se pose serait « pourquoi m’acharnerais-je à l’acheter?? »

Deux raisons m’y poussaient jusque-là.

La première est la caricature de la une, en bas légèrement à gauche, en effet elle servait souvent à me décrocher un sourire matinal ce qui est déjà une prouesse, mais depuis une dizaine de jours, après avoir lu l’éloge de son auteur à un candidat que je qualifierais de burlesque pour le poste de chef du gouvernement, je ne vois pas comment je pourrais sourire à nouveau en lisant la signature.

La deuxième raison qui me pousse encore à acheter ce torchon est la rubrique nécrologique page 15 ou 17 selon les jours de semaine, je la lis quotidiennement en y cherchant ma photo et mon nom depuis que j’ai vu le film « sixième sens » de crainte qu’il ne m’arrive la même chose que ce bon vieux Bruce.

Voilà les deux raisons qui me poussent quotidiennement à souffrir en silence feuilletant ce tabloïd, devant un café qui n’a même plus le temps de refroidir tant il n’y a rien à lire. J’évite bien sûr de vous parler des autres pseudo concurrents pathétiques dont l’un d’entre eux titrait sa une un certain 3 août 1985 « BONNE ANNIVERSAIRE »…

Heureusement me direz-vous, que Steve Jobs et ses copieurs sud coréens nous ont inondé avec cette invention que la plupart d’entre-vous tient dans la main à l’instant même, pour que l’on puisse lire autre chose pour s’informer au quotidien sans que cela ne nous coûte un rond en plus…

Bref, il me vient tout juste une idée pour que j’arrête d’acheter les journaux, je lance gratos un appel aux jeunes développeurs, une application nécrologique qui me permettra de savoir que je suis toujours là parmi vous jusqu’à ce que mort s’en suive, enfin je dis ça, je dis rien, à jeudi prochain!!

Sami Baccouche

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