Ce 9 avril, honneur à tous les martyrs d’hier et d’aujourd’hui

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La fête des martyrs renvoie directement à la date du 9 avril 1938 durant laquelle des heurts intenses ont opposé les manifestants tunisiens aux forces coloniales avec pour bilan 22 martyrs et près de 150 blessés.

Revivre la journée en détail

À 10 heures

Une délégation conduite par l’avocat et homme politique Tahar Sfar se présente au Dar El Bey à Hammam Lif pour la confirmation du soutien d’Ahmed II Bey à leur cause. Une réponse qui n’arrivera pas.

À 11 heures

El Materi est convoqué à la résidence générale où Guillon l’informe qu’il a décidé de s’opposer par tous les moyens à la grande manifestation du 10 avril en imposant l’état de siège si cela était nécessaire.

À 11 heures 15

Ali Belhouane est avisé, par un mandat de comparution, qu’il est convoqué à 15 heures pour être entendu par un juge d’instruction au sujet des propos tenus la veille. Une foule immense se mobilise dès lors à proximité du palais de justice, une foule de plusieurs centaines de personnes. Les jets de pierres des manifestants répondent aux coups de matraques et des coups de feu s’ensuivront.

En parallèle, Bab Menara, Bab El Allouj, Bab Souika et Mellassine sont le théâtre d’attroupements massifs de la population et les renforts policiers affluent. Les protestations et les attaques des tramways sont réprimées par les automitrailleuses e l’armée.

À 16 heures

Une autre marée humaine envahit la place de la Kasbah est envahie armée de gourdins, de matraques, de planches et de moellons. Ils se défendront à l’arme planche contre l’armée de l’occupation, une confrontation sanglante qui durera 4 heures.

À 19 heures

L’état de siège est proclamé dans le contrôle civil de Tunis, Sousse puis Grombalia.

Bilan

L’intervention armée a fait 22 morts et 150 blessés, la majorité d’entre eux ayant entre 21 et 28 ans. A L’instar du soulèvement populaire de 2011, c’est la jeunesse qui a pris les choses en main pour chasser l’oppresseur.

 

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