Ecoutez-vous vraiment les autres?

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#life #wepost 

  1. Ecouter ou entendre, connaissez vous la différence?
  2. Que faites-vous pendant qu’il/elle se confie à vous?
  3. A quoi pensez-vous?
  4. L’interrompez-vous?
  5. Pour parler de vous? De votre expérience? De votre opinion sur la question?
  6. Lui donnez-vous des solutions?

En coaching l’un des premiers outils qu’on nous apprend est l’écoute active.

Une des techniques les plus difficiles à mettre en pratique, quand habituellement on pense être une « Bonne Ecoute ».

Comme son nom l’indique, l’écoute active demande beaucoup d’énergie et de concentration. Non pas pour écouter plus et plus longtemps, mais pour écouter « mieux ».

On écoute mieux quand on est en « tri sur l’autre » comme on dit en #PNL.

C’est lorsqu’on n’utilise plus ce qu’on pense, ce qu’on a vécu ou ressenti comme une référence et qu’on abandonne pleinement le « Ena ken jit fi blastek rani… ».

En même temps, s’abstenir de partager ce qu’on aurait fait à la place de la personne, ou de lui exposer en temps et en heure, cette petite pensée, opinion ou mieux encore critique ou jugement sur ce qu’il/elle vient de dire, est un vrai combat de titans.

On n’a pas l’habitude de se couper de soi pour être pleinement à l’écoute de l’autre. Et pourtant, une personne qui vient vous parler, à parfois juste besoin de votre présence, de votre empathie et d’être entendu dans son ressenti. Si elle a besoin de votre avis, elle vous le demandera.

Prenons un exemple, votre amie vient vous raconter sa dernière dispute avec son mec. Vous entendez l’histoire (je dis bien « entendre »), votre amie est blessée et triste, en détresse.

Et vous lui explosez à la figure « Mais quel c***, je te l’ai toujours dit que c’était un mauvais choix et moi à ta place je le larguerais « Lyoum 9bal Ghodwa ».

Ca ne vous est jamais arrivé de faire ça? Ou d’avoir une personne qui vous explose dessus comme ça?

A celui qui explose: « Je comprends que tu sois en colère en entendant ce que ce c***  a fait à ton amie».

A celui qui se fait exploser dessus : « Ton ami(e) « tarcha9 alik » parce que ça le/la rend triste de te voir malheureu(x)se » .

L’intention du répondant est positive et bonne, aucun doute là dessus… C’est peut être la manière qui est à revoir!

En même temps, si on explore le besoin de cette amie qui est venue pour se confier à vous alors qu’elle va mal. Que cherchait-elle?

Une personne qui l’écoute sans la juger et sans juger la personne qu’elle aime, qui comprenne sa tristesse, sa colère, et qu’elle soit là pour elle…

Face à cette réaction explosive qu’a-t-elle entendu?

« Tu as choisi un c** pour l’aimer, c’est un mauvais choix que tu n’es pas capable d’assumer puisque que tu es toujours dans cette relation toxique. Moi, à ta place, j’aurais fait mieux que toi et je l’aurais largué depuis longtemps »

Est-ce le résultat souhaité?  Non, bien sûr…

Pour éviter de formuler ce genre de « mines » faire de l’écoute active permet de ne plus être en « tri sur soi » c’est à dire dans notre propre vision des choses et notre ressenti, qui à coup sûr n’est sûrement pas le même que l’amie qui est en face de vous.

La réponse idéale? Il n’y en a pas qu’une… mais c’est sûrement celle que vous auriez aimé entendre vous aussi dans la même situation. « Je comprends que tu sois triste… Tu ne mérites pas ce qui t’arrive… » ça fait toujours du bien non?

Et puis on donne son avis ou pas? Attendez qu’on vous demande pour le donner ! 😀 Vous serez surpris du nombre de fois où… On ne vous le demandera pas!

A très vite sur WePost…

Zhaira Bennani
Coach et Formatrice, à Zhaïra Bennani-Coach Well’Com

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