En maturité depuis sa naissance, le Cinéma de la paix est annoncé comme cru, brutal et poignant

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Ce n’est pas parce qu’on nous annonce que la 18e édition du Cinéma de la paix est celle de la maturité que le festival organisé par la fédération tunisienne des ciné–clubs n’a pas su nous proposer depuis sa création en l’an 2000 un cinéma de qualité rarement projeté dans les circuits commerciaux.

Avis au grand public : si vous pensez que le label cinéma alternatif et indépendant prôné par le comité directeur du festival n’a qu’une connotation creuse afin de compenser un déficit d’attractivité des films suggérés, détrompez-vous. Le cru composé de 11 longs métrages d’une dizaine de pays regorge de qualités sur le double plan esthétique et thématique.

En effet, Loveless ou Faute d’amour d’Andreï Zvyagintsev projeté à Cannes 2018 est reparti avec un bel accueil critique et le prix du jury. La Cinquième saison de Peter Brosens et Jessica Hope Woodworth est décrit comme un OVNI cinématographique avec une grande puissance visuelle et une fable saisissante. Le premier film de Ziad Kalthoum, Taste of cement, récompensé au Festival International du Film de la Roche-sur-Yon en 2017 et au Dubai Film Festival a fait aussi l’unanimité chez les critiques et les professionnels du cinéma.

La programmation de cette année ne dérogera pas aux bonnes habitudes de la FTCC et gardera sa vocation pédagogique en proposant au public un atelier d’analyse filmique autour de Salò ou les 120 Journées de Sodome de Pier Paolo Pasolini, une rencontre avec l’enseignante-chercheuse en cinéma et audiovisuel Azza Chaabouni ayant pour thème Rough Rushes et une carte à blanche à Jilani Saadi pour une mise à nu du cru dans Tendresse du loup.

 

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