Fériel Berraies , le brillant parcours d’une femme de combats !

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L’expression avoir plus d’une corde à son arc parait pour elle insuffisante … La femme aux multiples facettes –  activiste, conférencière, multidiplômée – publie régulièrement ses billets dans de nombreux magazines tunisiens et français. On peut citer parmi les sujets qui lui tiennent particulièrement à cœur les enfants en Afrique auxquels elle dédie deux livres et le cancer et l’enfance en Afrique , repris notamment par le World Economic Forum de Davos.

 

Son Parcours :

Criminologue de formation, chercheur en Sciences Sociales , ancienne diplomate et activiste tunisienne récompensée pour ses actions en faveur de la femme et de l’enfance, conférencière, elle est aussi experte dans des programmes de renommées, avec son statut d expert à l international du Credif ou encore celui du Programme Experts de la Francophonie et la France. 

Journaliste activiste, elle débute il y a quinze ans auprès de grands groupes de presse tunisiens (Réalités, l’Expression, Dar Assabah) avant de rejoindre le groupe britannique IC Publication  pour lancer ensuite le  panafricain féminin NEW AFRICAN WOMAN devenu Femme Africaine. Elle collabore par la suite avec Afrique Asie, le Courrier de l’Atlas, la Revue Cultures France et le média green Néoplanète où elle tiendra une chronique radio web « Femmes de Combat ».

Elle a aussi lancé son webmedia United Fashion for Peace Webzine pour mettre en avant toutes les initiatives en faveur pour une planète éthique et encore une fois , les femmes durables du Nord et du Sud, suite à son action en soutient aux femmes de sa région, avec l’association elle lance l’initiative United Fashion For Peace , entamée lors de la révolution tunisienne. Elle est aussi à 47 ans égérie de la marque éthique franco-indienne TAKLA MAKAN.

Depuis 4 ans, elle s’intéresse à la médecine douce en ajoutant plusieurs cordes à son arc :

  • Sophrologue certifiée RNCP formée à l’IFS Paris, spécialisée dans l’Enfance, l’adolescence, les personnes âgées, le cancer, la sexualité, la périnatalité et l’Entreprise.
  • Praticienne en Hypnose Ericksonienne, formée et certifiée par Xtréma Paris
  • Réflexologue plantaire et faciale méthode Mian-Xiang.
  • Naturopathe et conseillère en Nutrition

Elle continue dans ce domaines avec des chroniques pour plusieurs médias de santé en France, des ateliers et des conférences en Médecine douce en Tunisie et au Maroc.

Son actualité :

En ce mois de février 2018, l’Enseigne L’Occitane en Provence qui fait appel à elle en Tunisie. Elle organise sur la même période plusieurs ateliers à Tunis, et fera des accompagnements dans les domaines de la qualité de vie au travail auprès d’instituts internationaux de Formation (dirigé vers les DRH et leur collaborateur). Elle est invitée le 25 février en tant que Guest speaker aux côtés d’intervenants dans le domaine de l’entrepreneuriat pharmaceutique, pour parler de l’avenir des médecines douces en Tunisie au sein de Sanitas Pionner Enterprise pour la 2e  édition de Med Conference qui se tiendra dans le Palais des Sciences de Monastir. Là, Fériel Berraies Guigny parlera de l’avenir des médecines douces en Tunisie, les perspectives et l’importance de la qualité de vie au travail et comment les médecines alternatives peuvent aider.

 

Interview d’une Success Story :

WePost Mag : Pourquoi avoir porté votre intérêt vers la Médecine Douce pour vos nouvelles activités ? Qu’est-ce qui vous a attiré ?

Fériel Berraies : je pense que chez moi c’est cyclique, tous les cinq ans je me réinvente. Si vous voyez ma trajectoire, de mannequin, criminologue, diplomate, chercheur en sciences sociales, journaliste activiste, militante associative, auteur à thérapeute : il y a un dénominateur commun : la passion, la curiosité, l’envie de se dépasser, d’apprendre toujours et encore, mais surtout l’amour pour l’humain. J’ai toujours su depuis que j’étais petite que j’aurai une vocation, « défendre les opprimés, les incompris, même les déviants » . J’ai toujours cru en l’humanisme, l’humanité même face à un monde actuel en pleine déperdition de ses valeurs. J’ai vécu pas mal de défis, de souffrances, de ruptures symboliques dans ma trajectoire, très difficile, solitaire, pas aussi «lumineuse » qu’on pourrait le penser. Avec le temps et mes combats, j’ai commencé à subir le contrepoids de mes convictions, et mon corps a commencé à me parler, à montrer ses limites. A quarante ans, je savais que j’amorçais un nouveau tournant dans ma vie. On me dit souvent oh la la vous avez tant fait mais pour votre âge, qui n’est pas si avancé !

J’ai toujours vécu dans l’urgence, dans ma trajectoire  de fille d’ambassadeur hérité d’un parcours d’un papa diplomate, je savais que tout était fugace, et donc j’étais encore et toujours dans l’urgence. Encore aujourd’hui, j’ai le sentiment qu’une vie ne suffirait pas pour tous mes combats !

J’ai rencontré la médecine douce qui m’a sauvé de tant de turpitudes humaines, qui m’a ouvert une nouvelle porte, m’a aidée à avoir un nouveau regard face au monde et aux hommes. Ce fut dur, déstabilisant car on renonce à pas mal de croyances on entre dans une  zone d’inconfort, on accepte son miroir on rejette le déni, et cela vous fait grandir et vous apprend la tempérance et  le non jugement. Car la bienveillance, par contre, je l’ai toujours eu.

 

WP : Que vous apportent vos nouvelles compétences ?

FB  : De nouveaux outils pour accompagner la souffrance humaine, de nouvelles capacités pour appréhender le monde et ses valeurs, une résilience encore plus grande parfois pour accepter l’inacceptable, et surtout un grand sens à ma vie. Faire le bien, a toujours été ma vocation, de petite fille, je me rappelais encore les drames quand on tuait un têtard ou un papillon, cet amour pour l’autre, pour le vivant dans le respect de sa diversité, je l’applique aussi dans mes thérapies, car les humains sont des histoires des arbres de vie et il est important de ne pas les uniformiser, comme ce qu’a tendance à faire la médecine conventionnelle (qui se repose sur le symptôme) alors que la médecine douce en tant qu’éducatrice à la santé veut faire prendre conscience sur la nécessité de réviser certains codes d’hygiène de vie.

 

WP : J’ai pu lire plusieurs de vos écrits sur le fait d’être une maman, l’êtes-vous aussi ? Que pouvez-vous dire aux nombreuses femmes tunisiennes et jeunes mamans actives et dynamiques ?

FB : Je suis maman de jumeaux Elyas et Elyssa aujourdhui préados (dur dur)  et de trois persannes Isis, Missty et Osiris ( je fais pas la différence je les aime  tout autant), c’est mon univers, avec mon époux Gilles. Je n’ai pas la chance d’avoir mes parents à mes côtés et mon pays la Tunisie me manque, mais je n’ai jamais pu m’y acclimater avec mon tempérament, mes valeurs décapantes et le fait d’avoir grandi dans le monde entier, cela fait de moi une apatride.  Alors oui, tout ce que je fais c’est pour mes enfants et les enfants du monde, du continent africain. Aujourd’hui en tant que thérapeute ce n’est pas pour rien que j’ai sur les 7 spécialisations en sophrologie celles de l’enfance et de l’adolescence, car la maternité est le boulot le plus dur au monde !

Aux mamans je dirai de ne pas s’oublier, de ne pas culpabiliser si c’est dur ou qu’elles n’y arrivent pas, tant que l’éducation est saine et solide, même si l’école et la société parfois sont dépassées et que l’on peut pas être dans le « total control ». Restez dans la bienveillance avec vous-même, pas de punition pour punir, mais du dialogue, de l’écoute, et surtout de ne pas hésiter à se faire accompagner enfin leurs enfants par les thérapies brèves qui sont là aussi pour cela, cela ne suffit pas d’amener à un pédo psy pour un oui ou non, il lui faut aussi un espace où il peut apprendre à gérer colère, émotions, confiance sans jugement ni analyse et la sophrologie est un bon moyen car elle donne de outils concrets au travers d’exercices de détente et de respiration et de visualisation mentale positive, en plus de lui faire faire une activité sportive !

 

WP : Où pouvons-nous vous retrouver en ce mois de février pour écouter vos conférences ? Et quels sont les sujets que vous aborderez ?

FB : Le 18 février à 15H ( sur inscription only)  je fais un atelier nutri aroma phyto avec Sarra Zarrad de l’Herboristerie Green Land sur la route de la Marsa. Le 22, je fais un atelier avec l’Occitane en Provence dans sa boutique à Géant la presse est conviée, et il y aura un autre après-midi au Zéphyr La Marsa, mais pour les clientes de la marque. Le 25 sur Monastir je suis invitée en tant que Guest Speaker à la Med Conference de Sanitas Pioneer Enterprise pour parler des médecines douces et de leur rôle sur la qualité de vie au travail, les 27 et 28 je fais des ateliers dans un hôtel à Gammarth avec l’IFE destiné à des DRH et leurs collaborateurs sur la sophro en Entreprise, le 23 je passe sur l’émission de Zemni Store, j’ai beaucoup de demandes en individuel mais vue le temps limité je fais du curatif d’urgence, mais cela sera short, mais je reviendrai inchallah sur Hammamet deux mois de juillet à août et là je pourrai faire des accompagnements plus longue durée.

 

WP : Comment voyez-vous votre avenir professionnels , pensez-vous à de nouveaux projets ?

FB : Continuer, écrire, faire des conférences, écrire des bouquins, faire des ateliers partout dans le monde ouvrir un jour une école dans mon pays la Tunisie pour former de nouveaux thérapeutes en médecine douce, inchallah si le seigneur me donne la santé et la vie !

Vous pourrez retrouver mes conseils sur mon groupe secret Feriel Berraies Thérapeute Paris Ozoir Tunis ou sur ma page Fériel Berraies (thérapeute) . Je poste régulièrement tous mes sujets écrits en médecine douce pour des médias entre la France et la Tunisie, je prends et donne beaucoup de temps bénévole pour écrire gratuitement pour aider et conseiller tout le monde (sacrifiant beaucoup de ma vie perso, je  ne sors plus et mon époux parfois grince des dents et je le comprends…) ça aussi c’est ma vocation.

PS : Fériel signifique Justice « donc esmi ala jesmi »

Crédit photo : TAO

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