Gare à la nomophobie : no mobile-phone phobia.

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Dans un premier temps, le téléphone est devenu mobile en 1983. Sept ans plus tard, le 3210 tirait son succès fulgurant de sa petitesse et renvoyait l’ouverture de l’ère du smartphone à l’IPhone en 2007. Cette histoire en trois temps est le prélude de l’apparition d’une nouvelle forme d’indépendance, la nomophobie,  no mobile-phone phobia.

 

Si le terme paraît excessif, vu que la phobie désigne une véritable névrose, la dépendance est observée en pratique peut s’accompagner de symptômes d’anxiété en cas de perte ou de séparation de son cellulaire.

Si des études scientifiques récentes aux Etats-Unis et en France, 2014 et 2016 respectivement, plus que les 77% des moins de 25 ans reconnaissent être accros à leurs téléphones mobiles, il faut remonter à 2010 en Tunisie pour consulter un article médical digne de ce nom.

Ce travail collectif *  avait pour but d’évaluer le degré d’utilisation et de dépendance de 120 jeunes de la région de Tunis au téléphone portable. Principalement, et même avant le déferlement des smartphones en Tunisie, l’étude concluait que plus des deux tiers des jeunes interrogés ont exprimé une difficulté à se séparer de leurs portables. Une nouvelle addiction a commencé donc à s’installer dans la population juvénile et qui peut s’avérer source de souffrance psychologique.

La suite peut être assimilée à un polar puisqu’une étude de Common Sense Media parue en 2015, confirme que des bébés de moins de 2 ans ont utilisé au moins une fois un téléphone portable.

 

* Soumeya Halayem, Ons Nouira, Soumaya Bourgou, Asma Bouden, Sami Othman, Mohamed Halayem - 
La tunisie Medicale - 2010 ; Vol 88 (n°08) : 593 - 596
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