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Jeudi ça, Jeudi rien n°8

C’est en rentrant à pied hier soir d’un dîner assez arrosé pour fêter la quarantième révolution sur terre autour du soleil d’un ami à moi, que j’ai pensé à vous me demandant ce que je pouvais bien vous raconter aujourd’hui vu que rien de ce qui se passe ces jours-ci ne me donne vraiment envie d’écrire.

Tout d’abord, n’ayant pas une folle admiration pour les eucalyptus carthaginois et n’étant pas fan non plus des salons de thé offrant un verre de flotte à plus de cinq dinars, je n’aborderais pas la polémique qu’il y a eu sur cette catastrophe écologique sans précédent, comparable au naufrage de l’Erika, qui a connu un engouement remarquable sur les réseaux sociaux allant jusqu’au boycott d’un commerce qui à mon avis ne pouvait espérer mieux comme campagne de communication gratuite.

Ensuite, n’étant pas fervent admirateur de l’état d’Israel et ne comprenant pas grand chose aux échecs je ne m’attarderais pas non plus sur l’affaire du gamin qui par un sursaut de je ne sais quel sentiment a refusé d’affronter un joueur lors d’un tournoi juste parce qu’il était Israélien, même si, à sa place, et dans un autre domaine, comme la boxe par exemple que je pratiquais à mes heures perdues étant gamin, au lieu de me retirer de la compétition, j’aurais au contraire eu plus de motivation à affronter un adversaire envers qui j’avais un sentiment que l’on pourrait qualifier d’haineux, pour bien lui botter le postérieur et monter en grade dans l’estime de moi même.

Enfin et pour terminer cette chronique, vu que celle de jeudi dernier évoquait à peu près le même sujet, je ne parlerais pas non plus de cet énergumène qui appelle à taillader les femmes qui oseraient sortir dans la rue « découvertes », prétextant cet appel, qui rappelons-le est passible de prison, par le fait que monsieur est un mâle et qu’il pourrait donc violer une femme s’il la voit se pavaner devant lui en tenue sexy. Je n’ai rien à dire à ce pseudo caïd de quartier qui parle en se mordant un peu la lèvre dans une vaine tentative d’imitation piteuse de Marlon Brando dans le parrain, car je crains qu’il ne puisse comprendre ce que je dis vu que sa matière grise est située entre ses cuisses et qu’il aurait besoin d’un bon coup de pied où je pense dans l’espoir justement de la lui remettre en place.

Bref, je dis ça, je dis rien, à Jeudi prochain !

Sami Baccouche

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