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La Baklawa : de la pâte feuilletée pour manipuler les hommes tunisiens

L’Aïd approche et qui dit Aïd, dit vêtements, Mahba (ndlr : cadeau/argent que l’on offre aux jeunes et moins jeunes). Cependant, l’Aïd est aussi synonyme de gourmandises et sucreries dont on nous gave à longueur de journée, et honte à toi, si au détour d’une visite tu refuses de goûter au Kaak, Mlabes, Ghrayba et surtout à celle qui orne les mariages, les réussites et l’Aïd, la Baklava ! Mais, cette pâtisserie aux multiples origines, est aussi un gage pour les futures mariées et un test longtemps pratiqué par les futures belles-mères en vu de tester celle qui fera le bonheur de leur petit protégé.

Quand la pâtisserie constitue un gage de mariage…

De la pâte feuilletée, une farce aux fruits secs qui se déclinent selon les goûts et les bourses, un nappage au miel, voilà un petit bout de délice qui ne cesse de surprendre.
La Baklava est une recette qui se transmet de génération en génération. En effet, durant des décennies, l’apprentissage et la réussite de la Baklava était un gage pour les jeunes filles en âge de se marier. Ainsi, réussir sa pâte feuilletée, en faire un voile, une mousseline arachnéenne, l’étirer doucement en évitant le moindre faux mouvement, la moindre brusquerie est une obligation. Une toute petite maladresse, une seconde de distraction suffit pour que la fine pâte se brise et qu’il ne faille tout recommencer. Pour manipuler une telle pâte, il faut de la grâce, de la délicatesse et du doigté. Tout un art, que les anciennes ne cessaient d’enseigner à celles qui sont en âge de prendre époux. Elles assurent que le feuilletage et les hommes se manipulent de la même manière : avec douceur.

Alors jeunes filles, à vos rouleaux : Pâtissez !

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