Symbolique : pourquoi donc nous cuisinons ces plats au nouvel an de l’Hégire ?

0 3 644

La plupart des Tunisiens accueillent le nouvel an de l’Hégire ‘ Rass Al Aam Al Arbi en dialecte tunisien’ en préparant le couscous au Kadid (viande salée et séchée) mais également la mloukhiya, de la chorba ou hlelem mais également un met sucré. Cela détient bien évidemment une symbolique bien particulière. Chaque plat est cuisiné pendant un jour précis et pour une finalité et ‘superstition’ bien fondée.

Ainsi, le couscous avec du kadid ‘lacé’ est préparé comme un plat de clôture de l’année. La symbolique du couscoussier ou ‘Makfoul’ fiscellé d’une ‘kfila ou ficelle en tissus’ schématise la fin d’un cycle.

Puis vient la préparation du fameux plat aux allures royales, la mloukhiya. Une poudre verte cuisinée avec de l’huile d’olive et des épices sur un long feu doux. Ce plat est généralement un met de ‘baraka’ dont la couleur verte est synonyme de fertilité et de prospérité. Elle est préparé pour que la nouvelle année ‘soit verte ‘Aâm Saba, aâm akhdhar’.

Ultérieurement, une soupe, la chorba ou la hlalem sont aussi cuisinées car nous souhaiterons que l’année à venir passe vite et en toute fluidité ‘bech yetaada aâm yejri’.

Quant aux mets sucrés, comme dans la majorité des fêtes, on y retrouve du réconfort et un souhait pour que l’année nouvelle soit douce et délicieuse ‘yet3ada aâm hlow’.

 

Beaucoup de symbolique qui se transmet de génération en génération et à laquelle on tient !

 

 

Commentaires
Loading...