Tout savoir sur le Virus du Nil Occidental

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La fièvre West Nile, aussi appelée fièvre de Camargue ou encore maladie à virus du Nil occidental, est unezoonose à symptomatologie grippale, très proche de la dengue, due à l’arbovirus West Nile (groupe B). Elle est transmissible par des arthropodes vecteurs : des moustiques du genre Culex. Cette maladie peut se compliquer d’un syndrome méningé spontanément curable et parfois, chez le vieillard, d’encéphalite mortelle.

Biologie du virus

– Le virus West Nile doit son nom au fait qu’il a été isolé pour la première fois chez les habitants de la province de West Nile en Ouganda en 1937.
– C’est un virus à ADN simple brin, un Flavivirus qui est transmis par les moustiques, principalement ceux du genre Culex. A noter que le virus a également été occasionnellement isolé d’autres arthropodes, comme les tiques.
– West Nile est particulièrement présent dans leszones humides où se trouvent réunis certains oiseaux sauvages, migrateurs pour la plupart, constituant un réservoir naturel de la maladie et jouant un rôle important dans la dissémination du virus. Les oiseaux migrateurs permettent notamment le passage du virus West Nile de l’Afrique aux zones tempérées d’Europe et d’Asie au printemps.
– Les moustiques présents s’infectent lors de repas de sang sur ces oiseaux et perpétuent localement le cycle moustiques/oiseaux, nécessaire à la circulation du virus.
– Les mammifères quant à eux sont considérés comme des hôtes accidentels du virus (bétail, chiens, chats, chevaux, hommes&).
– Il n’existe pas de contamination entre humains ou animaux, la transmission passant obligatoirement par les moustiques.

Epidémiologie

– L’aire connue de dipersion de cet agent pathogène comprend de nombreux foyers reliés par les mouvements des oiseaux migrateurs de l’Ancien Monde. Elle concerne avant tout l’Afrique du Nord et l’Afrique tropicale, le Moyen-Orient, l’Inde et l’Asie centrale.
– Des centaines de cas de fièvre à virus West Nile ont été décrits chez l’homme en Israël et en Afrique du Sud.
– La plus importante épidémie en Afrique a touché3000 personnes dans la province du Cap en 1974, à la suite de pluies abondantes.
– D’autres cas ou épidémies ont été observés en Algérie, Azerbaïdjan, Egypte, Ethiopie, Inde, Madagascar, Maroc, Nigeria, Pakistan, République Centrafricaine, République démocratique du Congo, Sénégal, Soudan et dans quelques pays d’Europe (Roumanie…)
– Plus récemment, au cours de l’été 1999, le virus est apparu à New York : 60 personnes ont été infectées dont 7 sont mortes (par encéphalite et/ou méningite).A l’été 2000, cinq personnes ont été infectées par le virus West Nile. Par l’intermédiaire d’oiseaux migrateurs infectés, le West Nile a colonisé un nouvel écosystème. Pour les virologistes, il faut aussi tenir pour responsables de nombreux vols aériens internationaux qui peuvent transporter en des temps records des moustiques infectés.
– En France, les derniers cas humains recensés datent du début des années 60, en Camargue.
Au 10 octobre 2000, on recensait 47 cas d’encéphalite West Nile sur des chevaux : 33 cas dans l’Hérault, 13 cas dans le Gard et un cas dans les Bouches du Rhône. Les Directions départementales d’action sanitaire et sociale n’ont pas signalé de cas humains.

Symptômes

– Dans la grande majorité des cas, l’infection chez l’homme est asymptomatique ou pauci-symptomatique, se traduisant dans ce dernier cas par un syndrome pseudogrippal sans suite péjorative.
– La durée d’incubation va de 2 à 15 jours. Elle se traduit par des signes proches de la grippe – forte fièvre, maux de tête, courbatures – qui disparaissent en quelques jours. Mais dans un petit nombre de cas, surtout chez les plus de 60 ans et les enfants, elle peut se compliquer d’une encéphalite potentiellement mortelle.
– Les cas sévères se présentant avec un tableau deméningoencéphalite sont rares. D’après l’enquête menée après l’épidémie de New-York, ils concernent moins de 10 % des personnes infectées. Parmi les patients ayant présenté des signes neurologiques sévères, le nombre de décès représente moins de 10 % des cas.

Traitement – Prévention

– Il n’existe pas de traitement spécifique de l’infection.

– La prévention passe par des mesures de démoustication, qui ont déjà été entreprises en France, notamment à proximité des foyers, sur les gîtes larvaires de « Culex modestus » (moustique le plus abondant dans cette zone).

– Des mesures de désinsectisation, désinfection et de dératisation des élevages touchés sont ordonnés par arrêté préfectoral.

 

 

Source: caducée.net

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