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Après “winou ettrottoir?” winou l’Bajbouj

Après “winou ettrottoir?” winou l’Bajbouj

Tout comme le ciel est bleu, Bajbouj est absent et la Tunisie est à la traîne. Et tout comme nos trottoirs reprennent leur indépendance, notre pays se voit un peu trop indépendant. Béji Caid Essebsi est un modèle pour certains et une honte pour d’autres. Il est là, mais on ne le voit pas. Le palais présidentiel est peut-être un peu trop grand, que sais-je ? Sommes-nous en train de jouer à cache-cache ? Trappe-trappe peut-être ?

En tout cas, le président de la république est impossible à trouver et de ce fait, il devient complice avec tous ceux qui mènent l’Etat à la dérive.

La peur de l’obstacle est peut-être la cause de son absence (?).  Des décisions ont été prises, mais  bien-sûr, n’ont pas été tenues. La peur de décevoir les électeurs, de leur faire face ?

D’accord, il visite des Etats étrangers pour maintenir les bonnes relations diplomatiques ou accueillir leur représentants en Tunisie. D’accord, il excelle dans le folklore médiatique, ne nions pas non plus son humour pointu et son sarcasme inégalables, mais est-ce vraiment ce que veulent les tunisiens ?

Lors de ses apparitions, le président de la République, tient un discours dont le contenu est significatif. Il montre qu’il s’oppose à l’exclusion, l’impunité et la mauvaise gouvernance. Il prétend dire la vérité en toute transparence et il ne cesse de dire qu’il est indispensable de se réconcilier et de donner la parole à la justice. Il nous demande de ne pas être égoïstes et de penser aux générations futures. Oui, ça tient la route et ça redonne espoir…Mais, à une minorité.

Quel est donc l’obstacle à la présence ? A mon sens et au point où on en est, il me semble que c’est la volonté politique.

Quand on évoque la volonté politique, le premier responsable est le président de la République et ses collaborateurs. Il ne faut pas oublier les opposants, qui eux,  se doivent d’être présents dans ce processus. Pour le peuple tunisien, ce qui est important, c’est d’entendre que Béji Caid Essebsi, notre président, prend à coeur et en considération les conditions de vie de toute la population ( toutes catégories confondues) et de ne pas faire la sourde oreille.

La responsabilité du président ne doit pas apparaître en décalage avec ce qui se passe au quotidien (Je m’abstiendrai de relater les faits ), parce qu’autrement, les tunisiens comprendront que leur président est “sans importance”. Il ne fait que gagner du temps, car l’impuissance de résoudre les problèmes devient flagrante. Les tunisiens ne sont pas idiots et n’aiment pas voir les fraudeurs profiter d’un système laxiste.

Très cher président,

Ne vendons pas la peau de l’ours avant de l’avoir tué.

©CE

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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