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Aujourd’hui, c’est Achoura : d’où nous vient ce rite ?

Aujourd’hui, c’est Achoura : d’où nous vient ce rite ?

Achoura est une fête musulmane, célébrée le dixième jour du mois Muharram, premier mois du calendrier islamique (“Achoura” vient du mot “achara” qui signifie dix). Son origine remonte à la sortie d’Egypte des Enfants d’Israël. Cette fête, calquée sur le Yom Kippour de la religion judaïque, est l’occasion de deux jours de jeûne, recommandés et non obligatoires.

Origine d’Achoura

Le Prophète Mohamed croisa un jour des juifs en train de jeûner le dixième jour de Muharram. Il leur demanda : “Quelle est la signification de ce jour de jeûne ?” Ils répondirent : “Ceci est un bon jour, le jour où Dieu sauva les Enfants d’Israël de leur ennemi. C’est pourquoi Moïse jeûna ce jour-là”. Le Prophète Mohamed affirma dès lors, “Nous avons plus de droits sur Moïse que vous.” Et il conseilla aux musulmans de faire de même. Il étendit Achoura d’un jour, en expliquant que l’on devait jeûner soit le 9 et le 10, soit le 10 et le 11 de Muharram, pour éviter que soient confondues les fêtes musulmanes et juives.

Kerbala et le martyre de l’Imam Hussein

Dans le chiisme, Achoura commémore le massacre de l’imam Hussein, petit-fils du Prophète Mohamed, et de ses partisans par le califat omeyyade. Le deuil débute le 10 de Muharram et se poursuit 40 jours jusqu’au jour de l’Arb3in. L’un des aspects de cette commémoration est le pèlerinage à Kerbala, lieu du massacre, en Irak, où les pèlerins se mortifient souvent jusqu’au sang, des gestes qui sont réitérés ailleurs lors de processions dans les villes du monde islamique comprenant des fortes populations chiites.

Traditions et coutumes tunisiennes héritées de la dynastie fatimide

La veille d’Achoura, le jour-même et le lendemain, les femmes ne font pas la lessive et ne se maquillent pas. Elles ne mettent que du “khôl” pour effacer les traces des larmes. C’est un jour où il est coutume d’aller rendre visite aux défunts et d’allumer des bougies autour de la tombe du saint patron du cimetière.

Dans certains endroits, la veille au soir, les enfants font de grands feux (le feu, signe de purification) par dessus lesquels ils sautent en chantant. A Gabès, ils font la visite des maisons avec un petit roseau, appelé “achoura”, que les adultes remplissent de bonbons et de monnaie.

La famille tunisienne prépare un couscous aux raisins secs (“zebib”). Le  dessert est composé de beignets sucrés ou de “mahkouka”, nommée aussi “refissa” (gâteau de semoule aux dattes).

 

©Sarra Mejeri

 

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