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Les bédouins de Sousse

Les bédouins de Sousse

En l an 1900 l’arrivée des nouveaux colons français, progressivement, bouleversa le mode de vie de ces populations. L’accession à la propriété qui connut de nouvelles règles, la mécanisation agricole, la prédominance de la culture de l’olivier sur l’élevage traditionnel et nomade enlevèrent beaucoup de travail aux bédouins.

Autant de raisons qui accentuèrent durant les périodes difficiles de sécheresse (1945 et 1948 notamment), de famines et de misère, la migration des bédouins Souassi ou Methalith aux portes de la ville.
L’espoir de trouver à Sousse quelques petits emplois de portefaix, débardeurs, cireurs de chaussures ou chiffonniers, les faibles revenus de la mendicité les retenaient en ville et les incitaient  peu à peu à devenir semi-sédentaires ou en tout cas à s’installer parmi eux.

Les bédouins dans tous les cas dérangeaient et plusieurs décrets furent signés pour les contrôler, les contenir et le cas échéant leur interdire séjour et les expulser. Cependant, certaines exceptions existaient (preuve de travail ou de placement du chef de famille auprès d’un patron, personnes malades ou âgées…) et une aide alimentaire et médicale des sociétés d’entraide musulmanes (Tékia) leur permettait de subsister. Les femmes bédouines vêtues d’un ample sayon de laine ou de cotonnade (la mélia), descendant jusqu’au-dessous des genoux, retenu à la taille par une ceinture ou un bout de corde, un foulard enroulé, “les femmes des tentes” n’ont que cette humble pièce de tissu pour chemisier, robe ou jupe.

Elles portent une étoffe enroulée à la créole pour coiffure mais ont le regard noir intense, la peau cuivrée et des dents d’une blancheur éclatante. Elles ne se séparent jamais de leurs bijoux d’argent : boucles d’oreilles en forme de serpent ou d’écailles de poisson, long collier à plusieurs lignées dont les extrémités formées de deux fibules rondes d’argent (khlel) servent à attacher le haut de leur habit.

Mains de fatma (khomsa), croissants lunaires fermés, vieilles monnaies, petits miroirs, tous chassant le mauvais oeil et protégeant des bas esprits, bracelets au poignet (hadida) et à la cheville (kholkhal)

                                                                                                                                    

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Pierre Giffard (1853-1922) alors reporter pour le “Figaro”


 

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