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Comment ne pas céder à l’angoisse du terrorisme

Comment ne pas céder à l’angoisse du terrorisme

Les citoyens tunisiens ne savent que trop bien ce que c’est que de payer un lourd tribu face au terrorisme. Sousse, Bardo, l’affaire Soltani, centre ville de Tunis, un carnage qui avait coûté la vie à plusieurs personnes dont les agents de la garde nationale et beaucoup d’étrangers.

Nous sommes tous dans l’effroi, nous nous associons tous à la douleur des victimes et de leur familles, nous condamnons tous cette violence terroriste au service de l’idéologie totalitaire islamiste qui n’a d’autre but que de détruire notre liberté et notre sécurité, et nous pointons tous du doigt cette violation de toute éthique, de toute morale et de toute religion.

On ne va pas se voiler la face, il y a dans la population globale, une terrible anxiété et c’est légitime. Dans des moments pareils, il est impératif de ne pas sur-dramatiser. Déjà que la transmission intergénérationnelle est en train de se faire, l’intérêt de véhiculer d’avantage nos représentations, nos peurs et nos angoisses et quasi inexistant. Il est bien des fois de savoir canaliser le flux d’émotions qui nous submergent. Ce serait un leurre de dire qu’il est facile d’accepter la situation dans un premier temps, et c’est pour cela qu’il ne faut pas s’en vouloir d’être angoissé mais au contraire accepter que les réactions d’anxiété soient adaptées à de telles situations. Chacun de nous a en lui, des ressources pour faire face à cette angoisse.

Crier sa résistance et montrer l’autre visage du terrorisme, à savoir la solidarité et l’union, serait plus judicieux dans ces moments terribles. Le choc collectif dû à ces actes terribles doit être comblé par les marques d’amour pour sa patrie qui compensent la barbarie qui a blessé le pays, aussi, la solidarité et l’envie de ne pas céder face aux horreurs du terrorisme sont indispensables quant au processus de “guérison collective”.

Le terrorisme est l’ennemi de l’humanité entière, le monde entier est en guerre contre ce cancer, et chaque pays sa façon de résister. Ce qui nous unis en revanche, au-delà des frontières, cette forte envie de ne pas se laisser abattre et de ne pas être pris en otage par des monstres sans foi ni loi.

Certains villages du Liban par exemple -un pays multi-séctaire habitué à un mode de vie relativement détendu- se situent à la frontière de l’état islamique violent et fondamentaliste. Ses habitants y vivent depuis toujours et ne cèdent pas pas à la panique et la peur, ils ne s’enfuiront pas, même s’ils savent que les hommes qui hantent leurs nuits peuvent les attaquer à tout moment.

Aujourd’hui, ce qu’il faut se dire, c’est qu’en Tunisie comme partout dans le monde d’ailleurs, le danger est réel et la guerre est déclarée. Paniquer serait leur offrir sur un plateau d’argent, la victoire. Avoir peur, changer ses habitudes et vouloir fuir serait lâche, abject et méprisable.

Ne cédons pas, dansons, chantons, vivons.

CE

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