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El tounsi wel flouss : 5 types de rapports avec l’argent qu’ont les tunisiens(nes)

El tounsi wel flouss : 5 types de rapports avec l’argent qu’ont les tunisiens(nes)

Beaucoup d’entre nous, vivons au dessus de nos moyens, mais ce n’est pas de notre faute ! C’est sûrement du aux aléas économiques du pays …(hum enfin …voilà quoi … c’est la vie! ) Au delà de ça, el tounssi veut aussi avoir les moyens de réaliser ses souhaits, comme aller en voyage ou au resto plus souvent, tout en espérant subvenir à ses besoins primaires sans pour autant changer de mode de vie, logique! ( Lwech aalih ?!) Ne cherchons pas midi à quatorze heure, el tounsi adoooore dépenser !
Voici un petit cocktail de profils tunisiens qui ont un rapport particulier avec l’argent:

Le panier percé : comme on dit plus communément “eli yedou crima”, il est dans le rouge en permanence ! Ce sont ceux qui veulent profiter de tout, tout de suite ! Ce type de profil n’est pas nécessairement immature, il y a du positif à vouloir profiter de la vie et à se faire plaisir, mais des fois il faut savoir contrôler ses pulsions..

banqueroute

Celui dont les poches sont trouées: “je n’arrive pas à gagner assez d’argent”. Dans le domaine du travail, ’il/elle n’ose pas affirmer un prix légitime et juste pour ses compétences ou le travail supplémentaire fourni…Patron désagréable ou intimidant ? Vous n’osez pas lui demander votre dû pour “ les heures sup” de la semaine dernière ? Et bien vous avez tort ! Il s’agit du dur labeur que vous aviez fourni, vous le méritez pleinement.

 

Le (La) Flambeur(euse) : en d’autres termes “le(a) vayess(a)”, qui dépense sans limite! Son leitmotiv ? “ Je dépense donc je suis “ . Ce profil là est repérable à milles lieux. Généreux(se) à outrance, c’est celui ou celle qui “arrose” tout le monde en payant le restaurant à toute la tablée. Il s’agit d’une personne qui essaie à tout prix d’avoir une valeur aux yeux des autres ou qui a manqué de reconnaissance plus jeune. Pour eux, l’enjeu est d’apprendre la valeur d’un moment et le lâcher prise.

 

Le (La) radin(e) : karnat(a), kabida, ou encore kamoucha, “celui là , c’est une pince” ! Nous avons tous un(e) ami(e), un frère ou une soeur, ou encore une tante ou un oncle, sans manquer de moyens, mais qui calcule absolument chaque millime dépensé. Chaque dinar sorti de son porte monnaie est une vraie souffrance, à croire que te prêter de l’argent serait comme lui amputer un bras (elotf) ! Les radins éprouvent un sentiment d’insécurité, l’argent représente ainsi pour eux un moyen d’avoir un certain contrôle sur leur vie. Illusions ! Être généreux(se) avec l’argent, c’est s’autoriser à l’être avec soi-même. Pour casser l’habitude, il faut oser expérimenter !

 

L’insouciant(e): “ wallah mnatef(a)”, dima chey ! Son salaire arrive par ci, aussitôt il repart par là ! Inconscient(e), c’est à se demander s’il (elle) pense toucher le double de son salaire réel .. et se plaint ensuite de ne pas gagner assez d’argent! Quelque soit la somme gagnée, l’argent leur brûle les proches. Si vous voulez vous enrichir, tout en vivant comme un prince, il va falloir, soit bosser plus dur soit économiser ! Et pour cela, il vous faudra dépenser moins..facile à dire certes, mais il n’est jamais trop tard pour changer ses habitudes. Pensez plutôt “ utilité “ que “ futilité “ .

l'inconscient

Kif kal el rajel “ Pour gagner de l’argent, il faut un don, mais pour le dépenser il faut une culture” (Alberto Moravia). C’est sûr que l’argent ne fait pas le bonheur mais on sait qu’il y contribue à sa manière. Évidemment nul n’est parfait, mais vous ne perdrez rien à essayer de changer votre manière de dépenser .

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