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Farhat Hached, symbole de la lutte pour la liberté

Farhat Hached, symbole de la lutte pour la liberté

Habib Bourguiba, Salah Ben Youssef, Mahmoud El Matri et Abdelaziz Thàalbi… L’histoire de la lutte pour l’indépendance a connu beaucoup d’héros. Parmi ces grandes figures de résistance brille Farhat Hached, leader syndicaliste, militant politique et héros national qui a offert sa vie pour une Tunisie libre, juste et indépendante.

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Fils de marin, originaire de Kellabine à Kerkennah, il est employé à l’âge de 26 ans dans une société de transport à Sousse où il fait ses débuts dans le mouvement syndical tunisien. Au cours de la seconde guerre mondiale, il vit des jours difficiles à cause de l’interdiction de toute activité politique et syndicale sous le régime de Vichy. Il se porte alors volontaire auprès du Croissant Rouge en vue de secourir les blessés.

Lors du congrès du 20 Janvier 1945, ce qui a commencé comme un comité syndical au cœur d’une entreprise s’est transformé à l’Union Générale Tunisienne du Travail (UGTT) regroupant tous les syndicats autonomes du Nord et du Sud et la fédération générale tunisienne du travail. Il est élu à l’unanimité comme le premier secrétaire général.

Hached donna une nouvelle dynamique à la lutte pour l’indépendance en inscrivant les droits des travailleurs parmi les revendications nationalistes et en orchestrant une véritable guérilla sociale contre les autorités du protectorat français. De leader syndical, il devient un leader du mouvement de libération nationale et joue un role primordial dans le déclenchement et l’encadrement des mouvements populaires. Dans ce contexte, l’UGTT dirigeait la résistance politique et armée contre les autorités du protectorat et organisait même les groupes d’activistes dans ses locaux pour mener des attaques armées contre les symboles de l’autorité française. Il menait également des actions de grèves et de mobilisations malgré l’arrestation de plus de 20 000 personnes.

Malgré la grande notoriété qu’il a acquis sur le plan international, Hached dérangeait plusieurs groupes extrémistes français. La Main Rouge, une milice colonialiste en lien avec les services secrets français, l’a même menacé de mort à plusieurs reprises.

Le 5 décembre 1952, à Radés, une rafale de mitraillettes vise la voiture de Farhat Hached, le blessant grièvement. Celui-ci parvient à quitter le véhicule, mais il est rapidement attrapé par ses assaillants qui l’achèvent d’une balle dans la tête. Instructions mal menées, témoins retirés et fausses pistes, le dossier est clos en 1955.

A l’indépendance, la France rapatrie les archives liées à l’investigation, empêchant la justice tunisienne de rouvrir la procédure.

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