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Nos jeunes à l’étranger témoignent

Nos jeunes à l’étranger témoignent

C’était dans l’après midi du mardi 24 Novembre 2015, sur le chemin du retour de la fac, d’autres posés tranquillement chez eux et puis bim bam boum, explosion d’un bus de la présidence de la république devant l’ancien siège du Rcd nous dit-on.

Partis aussi vite, si vite oubliés comment nos jeunes tunisiens vivants à l’étranger perçoivent les évènements actuels en Tunisie. Vivant loin de leur patrie ainsi que de leur famille et amis, pour certains, insouciants et outrés devant de tels évènements, nous avons recueillis quelques-uns de leurs témoignages vis-à-vis des attentats qu’a subit notre pays : des photos de profil Facebook portant le drapeau de la Tunisie, des appels à la mobilisation pour certains et de longs statuts exprimant leur désarroi pour d’autres.

Alors que d’autres sont plus soucieux de la réaction des internautes tunisiens vis-à-vis de ces faits

Malgré les divergences de points de vue, ils partagent tous la même peine concernant cette situation attristante.

Certains comme Leila installée depuis peu à Strasbourg, ne pense qu’à rentrer: “Nous savions que notre pays traversait une phase critique, une crise sur tous les plans, économique et sociale certes mais nous ne pensions pas que cela irait aussi loin malheureusement, peut-être est-ce le fait d’être à des kilomètres de chez nous malgré ça une peur m’a envahie concernant ma famille et ma patrie, l’amertume et l’angoisse m’a pris en apprenant ces attentats. Depuis je pense à ma famille et aux êtres qui me sont chers qui sont en Tunisie qui doivent en subir les conséquences au quotidien, une seule envie me prend, sauter dans le prochain avion et rentrer chez moi pour être avec mes proches et faire partie du combat de ma Tunisie contre ces monstres qui veulent semer le chao.”

Ou encore pour d’autres comme Kenza de Nice, qui éprouve encore plus de haine envers l’EI, haine qui n’a fait que s’intensifier, “ils nous ont volé le sourire qu’affichait ma Tunisie” dit-elle, de plus “les évènements actuels me font penser à un poème d’Agrippa d’Aubigné parlant d’une mère affligée qui est sa patrie, je dédie ces quelques lignes en m’inspirant de ce poème à ma Tunisie » :

« Ma Tunisie est une femme éplorée,

En sa douleur plus forte, succombant à la douleur,

Mi- vivante, mi- morte ; Ils ont félons, ensanglanté le sein qui les nourrissait et qui les a porté ;

Or, vivez de venin, sanglante géniture, il n’y a plus que du sang pour votre nourriture ! »

Même loin de chez eux leur cœur est à Tunis, énervés, dégoutés, à chacun sa manière d’exprimer sa tristesse pour son pays, mais une lueur d’espoir est née après la révolution, une lueur qu’on ne les laissera pas nous enlever.

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©Nek

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