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Le bras de fer risqué entre Poutine et Erdogan

Le bras de fer risqué entre Poutine et Erdogan

Après le crash mardi dernier d’un bombardier russe abattu par l’aviation turque à la frontière syrienne, la tension est à son paroxysme entre les deux États . Le président turc dans une interview accordée à France 24 déplore l’attitude de son homologue russe qui ne lui a pas répondu au téléphone et insiste afin de le rencontrer à la fin de ce mois en marge de la COP 21 à Paris.

La riposte ne sera certainement pas militaire, la Russie sait pertinemment que la région est assez embrasée et qu’il serait déraisonnable d’embraquer dans une telle aventure aussi dangereuse. De plus la Turquie est membre de l’OTAN et l’article 5 de cette organisation stipule qu’une attaque contre n’importe quel État partie est considérée comme une attaque contre tous les membres de l’Alliance  :   ” Les parties conviennent q’une attaque armée contre l’une ou plusieurs d’entre elles survenant en Europe ou en Amérique du Nord sera considérée comme une attaque dirigée contre toutes les parties, et en conséquence elles conviennent que, si une telle attaque se produit, chacune d’elles, dans l’exercice du droit de légitime défense, individuelle ou collective, reconnu par l’article 51 de la Charte des Nations Unies, assistera la partie ou les parties ainsi attaquées en prenant aussitôt, individuellement et d’accord avec les autres parties, telle action qu’elle jugera nécessaire, y compris l’emploi de la force armée, pour rétablir et assurer la sécurité dans la région de l’Atlantique Nord. ” 

Par conséquent une guerre entre les deux pays est à exclure. La riposte sera donc économique et la Russie sait pertinemment que son marché est vital pour l’économie turque. La croissance européenne est faible, le monde arabe avec lequel les échanges commerciaux étaient importants est ravagé par les guerres, reste pour la Turquie la Russie et l’Asie centrale. Des mesures de rétorsion économiques sont en préparation à Moscou, ils pourront toucher les secteur industriel, le BTP et le tourisme. Déjà, la Russie a décidé de renforcer ses contrôles sur les produits agricoles et alimentaires importés de Turquie. La Turquie un gros exportateur de fruits et légumes et un important fournisseur pour la Russie. Également la Moscou a annoncé le rétablissement des visas pour les Turcs, la mesure entrera en vigueur en janvier 2016.

©Chedly Mamoghli 

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