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La légende japonaise du fil rouge

La légende japonaise du fil rouge

D’après la légende japonaise, ce fil provenant du coeur ne s’arrête pas au bout du doigt. Il s’étend sous la forme d’un fil rouge invisible, qui “sort” de l’auriculaire, et qui finit par s’entremêler avec celui d’une autre personne, en reliant vos coeurs ensemble.

Deux personnes liées de cette façon sont liées par le Destin. Tôt ou tard, elles sont destinées à se rencontrer, et ce, peu importe la distance qui les sépare, ou leurs différences. Lorsque ça arrive, cette rencontre marque profondément les deux personnes. Les fils peuvent parfois s’étendre et s’emmêler, ce qui peut repousser la rencontre. Mais ces fils ne pourront jamais se couper.

Un tel point de vue de la vie et des relations a donné naissance à une idéologie holistique, qui stipule que notre essence vitale n’est pas limitée aux bordures de notre corps. Les holistes déclarent que nous ne faisons qu’un avec l’Univers, il considèrent également le concept du fil rouge comme un des moyens pour comprendre cette unité.

Vous-êtes vous déjà retrouvés à vous demander : “Est-il/elle entré(e) dans ma vie pour une raison ?” Vous avez sûrement raison. Il est aussi possible que le destin vous ait déjà dirigé à un endroit pour apporter des changements dans la vie des autres.

Cette idéologie affirme que, le cours de notre vie évolue de façon prédestinée, guidée par des fils invisibles. Comme disent les Japonais : notre monde a ses parts d’obstacles, mais rien dans ce monde ne se produit par accident.

Première version écrite de la légende, le conte de Li Fuyan

Un beau soir, un jeune voyageur nommé Wei Gu de passage dans la ville de Songchen descendit dans une auberge pour la nuit. Devant l’entrée et sous le clair de lune il y rencontra un vieillard.

Ce vieil homme était appuyé contre un sac en toile et consultait un livre étrange. Intrigué, Wei Gu l’interrogea, lui demandant ce qu’il y cherchait. Le vieillard lui répondit que ce livre contenait toutes les unions matrimoniales du monde.
Il ajouta que le sac de toile contre lequel il était appuyé contenait des fils de soie rouge qui, une fois attachés aux pieds de deux personnes, les vouent à être époux, et ce quelle que soit la distance sociale ou géographique qui les sépare actuellement, même si leur familles sont ennemies jurées. Wei Gu lui demanda alors qui serait sa femme. Le vieillard lui répondit qu’il s’agissait de la petite fille de la marchande de légume. Pensant qu’il se moquait de lui, Wei Gu monta se coucher.


[Le lendemain, curieux, Wei Gu allât tout de même jeter un coup d’œil à l’étal de la vieille marchande de légumes. Il fût vexé de voir que la jeune fille était assez laide, il la poussa alors qu’elle passait à côté de lui avant de s’éclipser, énervé et honteux.


Bien des années plus tard, il épousa une jolie jeune femme et, comme le veux la tradition, il ne découvrit son visage que le soir du mariage. Elle avait une mouche entre les deux sourcils, intrigué, Wei Gu lui demanda pourquoi. Elle lui répondit que lorsqu’elle était petite un voyou l’avait faite tomber sur le front et qu’elle en avait gardé une cicatrice. Wei Gu réalisa que c’était lui le voyou dont elle parlait et que le vieil homme avait raison. Il lui confessa son histoire, qui parvint jusqu’au préfet de Songchen. Celui-ci décida de renommer l’auberge « l’auberge des fiançailles » et le vieillard sous la lune fut rapidement connu de tous. Wei Gu et sa femme, comprenant que leur union était prédestinée, décidèrent de ne jamais se disputer.

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