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L’histoire de Borj Khadija – La Chebba

L’histoire de Borj Khadija – La Chebba

Borj Echebba appelé aussi Borj Khadija Borj Khadijah est le monument le plus légendaire à La Chebba, c’est aussi le sigle de sa ville. A l’époque romaine, il était le tour principal d’un castel romain à Caput Vada (l’appellation romaine de La Chebba).

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Il tient une place incomparable dans le cœur des habitants de La Chebba et surtout dans l’esprit et l’âme de ceux qui s’adonnent à la pêche, car il s’y dresse un phare qui leur sert de point de repère le jour, et qui les guide la nuit, et aussi au cours des ténèbres qui accompagnent les tempêtes…

Borj Khadija se trouve sur le rivage oriental du pays, il est pourvu de 4 étages. Au rez de chaussée, il y a une rigole aménagée en pierres de maçonnerie côtoyant une tranchée se dirigeant vers la mer. Au premier étage, une plate forme spacieuse où on accède sans escalier en installant une échelle qu’on retire après, afin de rendre l’accès difficile d’un envahisseur à la forteresse. Au deuxième étage, il y a une salle spacieuse pour les briefings. Au quatrième étage, une terrasse pour les vigiles et au coin ouest de la terrasse se dresse un grand mirador tandis qu’au coin opposé se trouve le mat placé pour servir de support au drapeau de la citadelle.

  • Qui était Khadija ?

Les documents concernant les liens ayant existé entre la citadelle et la dame Khadija sont pratiquement introuvables. Cependant la mémoire populaire n’a pas cessé d’accumuler les légendes concernant ce sujet. Abstraction faite de ses contes plus au moins merveilleux, il est bon de retenir que ce borj est d’époque Bysantine.

Khadija, ce prénom arabe, féminin, est celui d’une poétesse, talentueuse, éloquente, érudite khadija ,fille d’Ahmed ben Kalthoum El-Maafiri, Khadija dite Errousafya c’est-à-dire originaire de Rasfa appelée également Khdija Errousafia et si l’on veut connaître la situation de cette cité, Rousfa, Ruspéa, on finit par s’apercevoir que c’est le nom ancien de la Chebba.

Khadija ou plutôt Khaddouj vécut une idylle avec un jeune poète d’origine Andalouse installé à la capitale de l’islam de l’époque, qui est, Kairouan. Abou Marouane qui aurait été son précepteur lui inspire de douces éloges ; elle y déplore leur amour malheureux ; la sévérité à son égard de l’aîné de ses frères qui jouissait en ce temps là du droit d’aînesse comme il était de coutume chez les familles musulmanes et à qui elle rappelle avec déférence et soumission ce devoir ; elle semble surtout y redouter le sort tragique qui effectivement sera celui de son amant tué par les frères de la poétesse lorsque cette idylle devient flagrante.

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