Now Reading
L’histoire de l’Espérance Sportive de Tunis (EST)

L’histoire de l’Espérance Sportive de Tunis (EST)

Neuf décennies et sept ans d’existence, vingt-six championnats, quatorze coupes et beaucoup d’émotions, de performances et de moments glorieux, voici l’histoire du club de foot  le plus titré de l’histoire de la Tunisie.

EST-97

15 Janvier 1919, une date gravée dans les mémoires des “Mkach5ine”, marque la création du club l’Espérance dans un café à Bab Souika et le début d’un parcours sportif exceptionnel. Le café, portant le nom « Tarajji » est situé entre la vieille ville et la ville européenne, juste derrière le « Magasin général » aux derniers remparts de l’avenue Bab Bhar, soit aujourd’hui à l’angle de la rue Al Jazira et de la rue Mustapha Mbarek. Le premier bureau directeur de l’Espérance sportive de Tunis était composé comme suit :

  • Mohamed Ben Saidane, Président.
  •  Mohamed Zouaoui, Vice-président.
  • Othman Ben Soltan, secrétaire général.
  •  Hédi Kallel, Trésorier.

Les jeunes fondateurs attendirent un an sans que l’autorité coloniale ne leur délivre l’autorisation qui leur était finalement accordée sous la condition de désigner un président français qui serait Louis Montassier.
L’EST entama officiellement sa carrière en 1920 en division d’honneur du championnat de la Tunisie, la première formation était composée comme suit :

  •  En défense : Mohamed Zouaoui, Hassen Bouderbala, Hédi Kallel, Tahar Zouaoui et Othman Soltan.
  • En attaque : Houcine Bouderbala, Tahar Ben Labiadh, Allala el Gaiji et Hédi Ben Ammar.

La moyenne d’âge de l’équipe se situait entre 18 et 20 ans.

Sur le plan sportif, les débuts de l’Espérance furent assez difficiles dans le climat de nationalisme exacerbé qui régnait. Surtout que l’arrivée conjuguée de l’Espérance et de l’U.S.T ( l’Union Sportive Tunisienne) sur les stades de football n’a fait qu’accentuer les sentiments de dénigrement vis à vis de ces “intrus” et de leur représentativité sociale.

Entre le début de la Seconde Guerre mondiale et l’indépendance (1956), l’effectif du club est de tout premier choix d’autant plus que le club reçoit le renfort de joueurs algériens comme Abdelaziz Ben Tifour. Les clubs français, italiens ou maltais qui dominaient jusque-là le football en Tunisie devraient désormais composer avec l’EST qui est un club « indigène ». L’indépendance proclamée, l’EST s’impose comme un club phare du pays. Les titres (champion en 1958 et 1960 et vainqueur de la coupe en 1957) mais aussi le style de jeu, résolument spectaculaire et tourné vers l’offensive, expliquent l’engouement populaire.

Aujourd’hui l’équipe est classée cinquième équipe africaine du XXème siècle selon un classement établi par la Confédération africaine de football. L’EST se classe à la deuxième place des meilleurs clubs africains de la décennie 2000 derrière Al Ahly et devant l’Étoile sportive du Sahel.

tunisie-foot-esperance-2011-11-a

Plusieurs groupes de « Viragistes » sont apparus tout au long de l’histoire de l’EST, des supporters loyaux qui passeraient des heures à écrire les chansons de virage et préparer les spectacles de la Dakhla. Parmi les groupes Viragistes Mkach5a les plus connus on peut citer : Ultras Mkach5ine, Supras Sud (Curva Sud Tunis), Blood & Gold, Zapatista Esperanza et Matadors.

virage-taraji-est-91fe77-h900

Rihab Hafidhi

 

Facebook Comments


All Rights Reserved © 2020 Wepost Magazine. Made with Love By WEBIWEBI STUDIO.

Scroll To Top