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Tunisie: Liste des projets importants, aujourd’hui abandonnés.

Tunisie: Liste des projets importants, aujourd’hui abandonnés.

C’est sur Elmihwar Elyoum  que cette analyse du DR Farouk Ben AMMAR est apparue, un extrait a attire notre attention, la liste des projets avortés au cours de ces années et la liste est longue .

Plusieurs méga projets furent annoncés. Des projets de tailles plus ou moins importantes, aujourd’hui tous abandonnés.

Je citerais, ci-après, les projets les plus médiatisés:

• Le projet “Tunis Sports City”, pour un coût total de prés de 5 Milliards de dollars (10 Milliards de dinars).

Le projet a été abandonné suite à des conflits d’intérêt entre les investisseurs Emirati et des caciques de l’ancien régime, et qu’on a voulu relancer en 2012, sans succès.

• Le projet “Tunis Financial Harbor”, ou Port financier de Tunis, lancé en 2009, par des investisseurs du Bahreïn, fut aussi abandonné.

Le cout du projet était estimé à 5 Milliards de dollars (10 Milliards TND), et sensé créer entre 6.000 et 16.000 emplois et qu’on essaye de ressusciter par le méga projet d’Enfidha.

• Le projet “Taparura” à Sfax, d’un coût de 100 Millions de dollars (200 Millions de dinars). Un projet qui patauge suite aux diverses malversations. Le projet fut financé en partie par un prêt de 34 Millions d’Euros (70 Millions de dinars)

• Le projet “Diar Qatar” au sud tunisien d’un montant de 80 Millions de dollars (160 Millions de dinars) lancé en 2010, duquel ne fut réalisé qu’une prosaïque stèle inaugurale.

• Le projet du “Centre Arabo-chinois” pour l’attraction des touristes chinois, lancé en 2012. Un projet tombé dans les oubliettes.

• Le méga projet touristique des iles Kerkennah annoncé en 2009, relancé en 2011 et encore en 2014.

Un projet resté encre sur feuille. Des spéculateurs immobiliers peu portés sur le scrupule ont fait fortune à travers une société privée qui a encore droit de cité.

Une conclusion: Ces projets n’ont fait qu’attirer affairistes et spéculateurs immobiliers de tout acabit qui se sont enrichis sur les dépenses indirectes et frais divers, non sans corrompre au passage, l’administration et quelque personnel politique.

Quant aux chômeurs diplômés, ils resteront sur leur faim…le plein emploi ce n’est pas pour demain.

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