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Un Tunisien adresse ce message poignant à l’occasion de la fête de la république

Un Tunisien adresse ce message poignant à l’occasion de la fête de la république

Un coup de cœur pour ce YOUPOST  écrit par un tunisien à l’occasion de la fête de la république, une république qui fut à une époque la mère des enfants nécessiteux qui sont aujourd’hui directeurs , banquiers, docteurs . Quand l’ascenseur social était accessible à tous ! 

À la vieille de la célébration du 59 ème anniversaire de la République, je m’adresse aux contempteurs, renieurs et ingrats qui ont la mémoire courte. Je m’adresse plus particulièrement à mes congénères qui ont été élevés par cette République et qui étaient d’une classe moyenne ou nécessiteuse. Tous les matins, à l’école, ils avaient de quoi réchauffer leur estomac, c’était une grande tasse métallique de lait au cacao.

Même si ce lait était offert par le Peuple Américain, ce don, n’était pas pour les beaux yeux du Peuple Tunisien, c’était une marque de confiance en les dirigeants de cette jeune République, idem pour le morceau de fromage distribué avant la récréation de 10h avec un quart de pain rond. À midi, de longues tables étaient dressées dans des salles transformées en réfectoire. Un repas garni de viande (petits morceaux) était servi aux écoliers qui ne pouvaient parcourir les kilomètres les distançant de leur demeure. Encore une fois, la gratuité et le devoir de la République étaient de mise.
Il se produisait que, certains temps, en hiver; toujours aux plus nécessiteux et pauvres, une distribution de vêtements et de bottines ( bûcherons genre Caterpillar) fût faite. Elle rendait les visages tristes joyeux et gais.
Toujours, à l’adresse de mes congénères qui ont poursuivi les études au delà du “certificat d’études”, ceux qui ont quitté leurs villages en direction des collèges et des lycées; ceux qui, leurs parents ne pouvaient pas financer leurs études et surtout l’internat, vous étiez pris en charge par cette République. La gratuité de l’internat, de l’enseignement et des livres était un engagement des hauts responsables de l’époque, les bâtisseurs de cette dernière.
Sans toute cette volonté, sans cet engagement, sans ce pari, sans cette politique et enfin sans cette idéologie, vous n’auriez jamais pu atteindre les amphis des universités et avoir ce bagage culturel. (Chahed Youssef)

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