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La vie estudiantine : un simple pont transitoire vers le professionnel ou autres… ?

La vie estudiantine : un simple pont transitoire vers le professionnel ou autres… ?

«  La faculté n’est qu’un chemin pour réussir et passer à la vie professionnelle »

Hâte de terminer leurs études en toute sérénité vers un monde meilleur beaucoup d’étudiants persistent à croire que la vie estudiantine est  avoir les cours, réussir, avoir de bonnes  moyennes, un petit café à la buvette si nécessaire. Ou comme le disent beaucoup « a9ra w rawa7 ».

Faute d’emplois du temps chargés, de cours entassés, de pression et de stress, la vie universitaire qui est simultanée à  la vie de jeunesse devient un fardeau pour l’étudiant, une source d’angoisse.

L’étudiant est devenu obsédé par l’idée de terminer ses études le plutôt possible et passer à autre chose en  perdant  parfois sa vie professionnelle, culturelle, personnelle…Pensant pouvoir se rattraper a un âge plus avancé

« Je pouvais devenir un athlète international mais je devais abandonner mes études pour y arriver » confirma Abdessattar Berraies (juriste / futur avocat).

Obligé d’abandonner son rêve d’enfance pour réussir ses études et bien qu’il réussisse, ce rêve demeure un point noir qui ne peut point être oublié.

Et dans ce cadre nous devons évoquer le  problème d’intégration :

Un nouveau cadre, une nouvelle éducation, des nouvelles attitudes, des nouveaux gens, des nouvelles expériences.

 

« Dans ma nouvelle vie, personne ne sait à quel point j’en bave, que je pleure tous les soirs, que je me force à aller à des soirées où je ne m’amuse pas »

Aycha, une jeune étudiante à la FSJPST qui a l’impression de devenir une nouvelle personne, l’ancienne qui était joviale, heureuse, épanouie et la nouvelle qui se cherche des amis, elle est timide et sans confiance en soi.

Elle essaye de nouer de nouveaux liens, mais tout reste superficiel. Dans sa tête, elle se sent seule, terriblement isolée, même en côtoyant  des collègues à la faculté.

D’une perspective spirituelle

«Je résumerai ma vie d’étudiante comme ça: un diplôme et six tentatives de suicide»

Difficultés mentales et même physiologiques suscitant des idées suicidaires.

Le DEVOIR et le VOULOIR est l’impossible équilibre que doit achever tout étudiant.

À l’entrée dans l’âge adulte et au moment d’assumer ses responsabilités, certains individus ressentent un sentiment de stagnation professionnelle et d’insécurité extrême. Les étudiants réalisent que le monde est plus dur et moins compatissant qu’ils ne l’avaient imaginé. De plus pour une partie des étudiants, les années d’études se font dans une situation financière précaire ou les petits boulots nécessaires pour vivre sont ingrats, sans responsabilités, et non gratifiants. Parallèlement, les étudiants doivent souvent gérer le sentiment de ne pas être «suffisamment bon», de l’insécurité par rapport à son futur proche, du stress lié à l’économie, des réévaluation de ses relations avec des proches, de l’incertitude par rapport à ses propres accomplissements, une certaine solitude ou une nostalgie de la vie précédente…

Les études supérieures sont des moments propices à l’apparition des symptômes:

-le stress des examens : est ce que ce que je suis en train de faire est suffisant pour réussir ? Vais-je réussir ? Comment réussir ? Ai-je suffisamment de temps ?

Mais finalement qu’est ce que la réussite ?

-Manque de confiance en soi : Je ne pense pas que j’y arriverai…

-Le refus

J’ai toujours été parmi les meilleures mais qu’est ce qu’il m’arrive ?

Mais finalement qu’est ce que être la meilleure ?

Perdre ses rêves : j’aurais aimé être cinéaste, danseuse, journaliste, chanteuse…

Tous ces facteurs rendent la faculté un simple pont transitoire pour passer le plus vite possible à la vie professionnelle.

Et Si on regardait le ver de son moitié plein ?

Les raisons pour lesquelles on choisit nos études universitaires sont multiples

Il y en a ceux qui la choisissent parce que ça fait partie de leurs rêves d’enfance et dans ce cadre la tache devient plus facile  puisqu’il y a la volonté d’aboutir à ce rêve et parce que   “La volonté permet de grimper sur les cimes et que ; sans volonté on reste au pied de la montagne.”

Donc le problème se pose surtout pour les étudiants qui ont fait un choix pragmatique :

« Un domaine qui  a un avenir meilleur et en plus je n’avais pas un grand choix lors de l’orientation »

On dit que : «  nous sommes nos propres choix »

Nous avons tous à décider comment nous allons vivre dans ce monde …à moins de nous laisser distraire ?

D’une manière ou d’une autre, nous sommes responsables des choix que nous faisons, c’est pour cette raison pour pouvoir changer son champ de vision afin positiver la vie estudiantine il faut :

-Eviter la victimisation : Il faut apprendre à assumer pleinement « comme des grands »

Commencer à assumer exige une autocritique et cette dernière est le premier pas vers la réconciliation avec soi-même qui est la clef de la positivité.

Faire face a ce qui nous fait peur :

« Choisis ce qui te fais peur le plus et fais le » ce qui ne risque rien n’a rien du courage, c’est la deuxième clef de la réussite.

-Fixer Les objectifs:

Choisir les objectifs qui peuvent être réalisés à court terme et à long terme.

La planification et la bonne organisation sont indispensables, tout de même il faut garder les pieds sur terre.

-“Apprendre” à aimer ce qu’on fait :

Avec l’amour nous pouvons braver les embuches…citation applicable pour les études universitaire aussi

-tolérez l’échec pour le surmonter :

Toute personne peut tomber mais se remettre debout est un devoir, il est inconcevable de perdre espoir

« Ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort »

-“Valoir son pesant d’or” : la confiance en soi.

La confiance en soi est une conquête permanente sur l’imprévisible de la vie. Elle n’est pas acquise une fois pour toute, mais on doit se ressourcer, se reconstruire, se confirmer et s’embellir chaque jour, pour pouvoir faire face à la fois à la mouvance de la vie et à l’irruption de l’inacceptable.

Cinq Clefs pour ouvrir le portail de l’espoir, pour arriver enfin à positiver sa vie entière et plus précisément sa vie estudiantine et à partir de là nous ne verrons plus la vie universitaire comme un simple pont de transition mais plutôt un espace pour se former et s’informer.

La faculté est «  une macro société » où on apprend à construire nos personnalités.

Apprendre à tolérer, analyser et coexister avec des différents types et catégories.

On peut dire que c’est un stage pour l’avenir, c’est l’endroit où l’erreur est tolérée et acceptée. Contrairement à la vie professionnelle où chaque erreur coute son prix.

Soit on choisit de reporter nos rêves, reporter notre jeunesse et commencer la vraie vie simultanément avec la vie professionnelle, soit on opte vers la concrétisation de nos rêves et la fondation d’une base solide sur laquelle se bâtira la vie professionnelle ou disons l’avenir entier.

De ma part j’ai fait le deuxième choix et vous cher lecteur ?

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May Graieb

 

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